Delta: l’hôpital du futur sort de terre

Dès l’automne 2017, les Bruxellois pourront profiter d’un hôpital flambant neuf à la pointe de la technologie. Intelligent, l’hôpital Delta du CHIREC a été conçu pour être le plus flexible possible et répondre aux besoins du secteur pour les 60 ans à venir.

Un projet colossal et ambitieux rendu possible grâce à la collaboration d’acteurs des secteurs public et privé, avec le concours de Belfius.

Dès l’automne 2017, les Bruxellois pourront profiter d’un hôpital flambant neuf à la pointe de la technologie. Intelligent, l’hôpital Delta du CHIREC a été conçu pour être le plus flexible possible et répondre aux besoins du secteur pour les 60 ans à venir.

Un projet colossal et ambitieux rendu possible grâce à la collaboration d’acteurs des secteurs public et privé, avec le concours de Belfius.

Né en 2006 avec l’ambition de répondre aux évolutions de la médecine et des besoins du secteur tout en plaçant le patient au centre des préoccupations, le projet Delta est aujourd’hui sorti de terre après 3 ans de chantier. Un nouvel hôpital en plein cœur de la capitale où seront bientôt réunies les cliniques Edith Cavell et Parc Léopold. Une façon de dépasser certains clivages, comme l’explique Bruno Lefébure, directeur général administratif et financier du CHIREC: «Le paysage dans lequel évolue le CHIREC aujourd’hui est le fruit des clivages historiques de notre pays. Or, la médecine a énormément évolué ces dernières décennies et s’est hyperspécialisée. À l’heure actuelle on doit répondre aux besoins des patients tout en tenant compte des évolutions du secteur. Pour soigner le même nombre de patients, il faut désormais plus de personnel médical et par conséquent des infrastructures hospitalières d’une taille bien plus importante. Plus grandes, mais aussi plus flexibles afin de soigner davantage de patients en one-day qu’en hospitalisation classique.»

Un marché de 24 lots

Un projet d’envergure qui avance à grands pas avec un gros-œuvre fermé étanche et une ouverture toujours prévue pour l’automne 2017. «À l’heure actuelle, budget et timing sont respectés», sourit Bruno Lefébure. C’est qu’avec autant d’intervenants et une crise bancaire en prime, rien n’était gagné d’avance. «Le projet a commencé dans un contexte socio-économique très favorable. L’ensemble des banquiers traditionnels étaient présents autour de la table. Après ça nous avons connu une période difficile au point de vue bancaire et on a craint pour l’avenir du projet. Mais malgré ce contexte, les équipes de Belfius se sont coupées en quatre et ont continué à nous soutenir. Belfius est toujours restée présente et a endossé un rôle très important de coordination entre les différents intervenants financiers, y compris la Banque européenne d’investissement (BEI).»

Outre ce consortium bancaire, le CHIREC a travaillé avec de nombreux partenaires pour que l’hôpital Delta puisse voir le jour. «Le projet a été découpé en 24 lots proposés aux entreprises en marché public. Parmi les lots les plus importants pour la phase de construction, se trouvent évidemment le gros-œuvre, la façade, le sol et le parking. Tous les 4 ont été remportés par le groupe CFE, une entreprise générale que nous connaissions bien et avec laquelle nous avions une excellente expérience. Ce n’est pas toujours le cas avec les marchés publics où des prix attractifs ne sont pas forcément synonymes de meilleur choix. Mais le partenariat avec CFE nous a permis d’avoir un chantier quasi sans faute.» 

<<Un projet d’envergure qui avance à grands pas avec un gros-œuvre fermé étanche et une ouverture toujours prévue pour l’automne 2017.>>

Autre pôle important, celui de l’énergie électrique. «C’est Engie qui a remporté ce lot essentiel. Dans un hôpital, l’électricité est littéralement vitale, il faut donc prévoir un triple système très complexe où l’erreur n’est pas permise. Ce lot représente à lui seul 20 millions d’euros, c’est vous dire son importance. Engie a également travaillé à l’optimalisation de la consommation énergétique du bâtiment.» Enfin, Delta aura également son atrium: «C’est la vitrine de l’hôpital car c’est la première chose que les visiteurs verront. Nous avons voulu quelque chose de lumineux et contemporain. C’est la société Wycor qui a remporté ce lot – de même que le placement des portes intérieures – qu’elle va réaliser en utilisant des matériaux de qualité aussi bien au niveau durabilité que visuel.»

Des partenariats précieux

On le comprend, le projet Delta a réclamé un travail de longue haleine qui est passé, comme tout projet du secteur hospitalier, par la case marché public. Un avantage? «Je pense que les marchés publics ne sont faciles ni pour le client ni pour le fournisseur. C’est une législation très complexe qui nécessite un savoir-faire important et qui ne laisse aucune place à l’erreur. La grande inconnue dans un marché public, c’est le timing, car les retards peuvent vite s’accumuler et conduire à des conséquences budgétaires et organisationnelles. Pour nous qui avions déjà de l’expérience en la matière, nous avons eu le loisir d’apprendre beaucoup de nos erreurs. Mais les sociétés qui veulent concourir pour obtenir un lot dans un grand projet, doivent se faire aider par des bureaux d’experts. Je sais que Belfius offre ce service à ses clients. À mon sens, c’est très précieux pour les entreprises qui n’ont pas l’expérience nécessaire.»  

Nouer des partenariats solides serait donc la clé d’un projet de l’envergure de Delta. «On n’arrive nulle part sans les bons partenaires. Outre les aspects financiers et réalisation, ce sont tous les collaborateurs du CHIREC qui se sont investis. Delta est le projet de toute une équipe en même temps qu’un défi humain.»

Le patient occupe la place centrale

Dès l’automne 2017, l’hôpital Delta accueillera ses premiers patients avec une capacité de 500 lits. Le patient occupera la place centrale et tous les services dont il a besoin convergeront vers lui. Avec une situation idéale au cœur de la ville, un accès direct depuis la sortie de l’autoroute et un excellent réseau de transports en communs, ce projet ambitieux de 320 millions d’euros compte bien donner un coup de fouet au secteur médical belge.


                                                                  

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